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Essay on Eugenisme
| Date: |
05-22-02 3:55pm |
| Subject: |
Philosophy |
| Word Count: |
823 |
| Page Count: |
3.29 |
Eugenisme
Un biologiste travaille sur un projet visant à empêcher toute personne atteinte de maladies mentales, ayant des tendances criminelles ou ayant un niveau inférieur d'intelligence de se reproduire. Ce programme a-t-il pour but d'«améliorer la race humaine» ou, plutôt, d'«améliorer la qualité génétiquedes populations futures» ? Mais d'abord, posons-nous la question si l'eugénisme est tolérable ou non.
Dans une telle situation, nous devons absolument tenir compte des facteurs qui interviennent. Dans le cas des personnes atteintes de graves maladies mentales, les principaux sont d'ordre économique, car toute recherche à besoin de subventions, et d'ordre scientifique, avons-nous les connaissances nécessaires pour exercer ces «opérations» ? Le facteur religieux est aussi très important; la vie humaine possède un caractère sacré. Ces mêmes facteurs sont présents dans le cas des personnes ayant un niveau inférieur d'intelligence. Pour ce qui est des personnes ayant des tendances criminelles, les facteurs changent quelque peu. Au niveau économique, technique et religieux, ils restent les mêmes. Par contre, le facteur d'ordre juridique est ici à considérer, la diminution du nombre de criminels rime avec la diminution des crimes. Dans les trois cas, le facteur social est aussi affecté, car tout dépendant comment ces changements ont aidé les humains, ils seront plus ou moins heureux. Le dernier facteur auquel je pense serait à caractère politique car, d'après moi, l'eugénisme n'est pas vraiment légal. Cela peut aussi apporter des conséquences judiciaires.
Nous nous trouvons devant un important conflit: d'un côté, l'eugénisme qui nous laisse libre quant à son utilisation, soit l'amélioration de la race humaine ou l'amélioration de la qualité génétique des populations, et de l'autre, la sauvegarde de la race d'«origine».
Si nous pensons le problème en fonction de la philosophie utilitariste par exemple, et surtout celle de BENTHAM et de MILL, nous en arriverons à dire que pratiquer l'eugénisme pour en améliorer la race est acceptable. Pour lui, est utile ce qui contribue au bonheur. Or, les malades mentaux ne sont pas utiles. Aussi, si nous abaissons le nombre de criminels, les crimes seront de moins en moins présents entraînant ainsi le bonheur au plus grand nombre. NIETZSCHE, lui, méprise la faiblesse mais cultive la force. Les malades mentaux et les personnes ayant un niveau inférieur d'intelligence sont faibles, nous devons donc les renforcer. Pour lui, il est aberrant que l'homme ait vécu si longtemps dans un monde si imparfait. Alors des changements s'imposent.
Plusieurs philosophes seraient contre l'eugénisme. Je pense, entre autre, à JONAS qui craint la technologie. D'après lui, nous devons limiter les nouveaux pouvoirs de l'être humain. La survie des générations futures est menacée par les nouveaux pouvoirs d'action de l'homme. KANT et RAWLS seraient aussi de cet avis. D'après KANT, il faut respecter l'homme. Or, le modifier serait de ne pas le respecter. L'homme est une fin et non pas un moyen, alors, nous ne pouvons utiliser l'humain comme moyen dans la génie génétique. RAWLS affirme qu'il faut être juste et équitable envers tout les êtres humains. Il ne serait alors pas juste de prendre les personnes atteintes de maladies mentales, ayant des tendances criminelles ou ayant un niveau inférieur d'intelligence pour faire de telles expérimentations. Ce serait faire de la discrimination. Aussi, selon lui, nous ne devons pas nous mettre dans une position de supériorité, ni avoir de préjugés lorsque nous prenons des décisions. L'eugénisme a d'abord été pensé par des hommes qui se croyaient plus forts et qui voulaient épurer la race, cette idée n'est donc pas raisonnable. De toute manière, la nature ne connaît pas la perfection, elle connaît la diversité. Une autre objection à n'importe quelle forme d'eugénisme serait que nous avons été créé selon une sélection naturelle qui, jusqu'à maintenant, nous a suffi. Elle devrait aussi, en principe, être capable de maintenir la qualité génétique de la population humaine. J'ajoute ensuite que des modifications intensives de l'humain pourrait réduire le nombre de variations génétiques. Ainsi, plus les variations génétiques seront présentes dans la population, plus rapides et mieux réussis seront les changements de l'évolution. Donc l'eugénisme n'est pas souhaitable.
Devant le biologiste se présente deux décisions : continuer à travailler sur son programme qui ressemble étrangement à l'eugénisme ou cesser sa recherche. Quant à moi, je suis contre l'eugénisme alors, si j'étais à sa place, j'annulerais mon projet.
Pour justifier ma décision, j'invoque un autre argument. Si nous commençons à modifier les être humains, nous risquons aussi de multiplier le nombre de meurtriers, etc. Des criminels ayant les moyens financiers pourraient demander à des scientifiques de fabriquer des humains avec les «mauvais» gènes. Bien sûr, il y aura toujours quelqu'un qui sera prêt à faire cela pour l'argent.
En conclusion, même si l'eugénisme positif pourrait améliorer la santé des humains, il reste encore trop de risques de se faire tenter par sa facette négative. De plus, les conséquences seraient irréversibles. Le projet devrait donc être mis de côté jusqu'à ce que nous ayons étudier le problème à fond.
Pourrons-nous, un jour, pratiquer l'eugénisme sans en craindre les répercussions ?
Philosophy
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